Paul Klee et la musique
27/10/11 08:53 : Peinture Abstraite Peinture abstraite Art abstrait Artiste peintre Artiste peintre contemporain Peinture contemporaine
A l'occasion de l'exposition "Paul Klee - Polyphonies" (18/10/2011 - 15/01/2012) se déroulant à la cité de la musique, il est bon de rappeler le rôle essentiel de la musique dans le processus de création du peintre allemand. Né dans une famille de musiciens, Klee pratique le violon dès son plus jeune âge jusqu'à la fin de sa vie. Seul, en duo avec son épouse la pianiste Lily Stumpf ou en quatuor, il interprète de préférence les compositeurs de son panthéon privé : Bach, Mozart, Beethoven, Brahms.
Formé dès son plus jeune âge à la musique classique, Paul Klee développe très tôt un jugement pointu en matière d'interprétation. Parallèlement à sa propre pratique de violoniste, il commente la vie musicale de son temps dans son journal, sa correspondance. Au début de sa carrièreIl gagne sa vie comme violoniste dans l'orchestre de la Société musicale de Berne, et écrit des recensions musicales pour la revue Berner Fremdenblatt. La peinture prend le pas sur la musique qui restera cependant une source de réflexion et d'inspiration dans sa pratique picturale.
À l'automne 1911 à Munich, Klee entre en contact avec le groupe du Blaue Reiter. Il se lie à Alfred Kubin, Vassily Kandinsky, Franz Marc et les autres artistes du groupe munichois du Blaue Reiter (Le Cavalier bleu). Avec eux, il découvre notamment les compositions d'Arnold Schönberg, de Stravinski, de Bartók ou Hindemith. Il fréquente le compositeur Ferruccio Busoni. Les avant-gardes du début du 20ème siècle confrontent souvent leurs expériences picturales à celles des musiciens (Erik Satie et Picasso dans "Parade").
Paul Klee transpose dans la peinture des notions propres au langage musical : la polyphonie par le travail de la transparence, notamment à l'aquarelle, l'harmonie par les effets conjugués de couleurs mates posées en damiers souples et aérées, le rythme, enfin, par la scansion régulière de la surface picturale animée par le motif.

"Blanc polyphoniquement serti"

"Fugue en rouge"

Gropius Bartok Klee

"Harmonies de quadrilatères"

"Parterre multicolore"

"Pyramide"

"Rythmes d'une plantation"
Formé dès son plus jeune âge à la musique classique, Paul Klee développe très tôt un jugement pointu en matière d'interprétation. Parallèlement à sa propre pratique de violoniste, il commente la vie musicale de son temps dans son journal, sa correspondance. Au début de sa carrièreIl gagne sa vie comme violoniste dans l'orchestre de la Société musicale de Berne, et écrit des recensions musicales pour la revue Berner Fremdenblatt. La peinture prend le pas sur la musique qui restera cependant une source de réflexion et d'inspiration dans sa pratique picturale.
À l'automne 1911 à Munich, Klee entre en contact avec le groupe du Blaue Reiter. Il se lie à Alfred Kubin, Vassily Kandinsky, Franz Marc et les autres artistes du groupe munichois du Blaue Reiter (Le Cavalier bleu). Avec eux, il découvre notamment les compositions d'Arnold Schönberg, de Stravinski, de Bartók ou Hindemith. Il fréquente le compositeur Ferruccio Busoni. Les avant-gardes du début du 20ème siècle confrontent souvent leurs expériences picturales à celles des musiciens (Erik Satie et Picasso dans "Parade").
Paul Klee transpose dans la peinture des notions propres au langage musical : la polyphonie par le travail de la transparence, notamment à l'aquarelle, l'harmonie par les effets conjugués de couleurs mates posées en damiers souples et aérées, le rythme, enfin, par la scansion régulière de la surface picturale animée par le motif.

"Blanc polyphoniquement serti"

"Fugue en rouge"

Gropius Bartok Klee

"Harmonies de quadrilatères"

"Parterre multicolore"

"Pyramide"

"Rythmes d'une plantation"
Paul Klee et la nature de l'art

Editions Hazan
J’ai emprunté à la bibliothèque ce livre : “Paul Klee et la nature de l’art”. Il est superbe par l’analyse et les correspondances établies avec l’esprit du temps.
Dans l’œuvre de Paul Klee, on peut tout trouver : la nature, les arbres, les terrains, les champs, les gens, les personnes, les oiseaux… Il parle le langage de l’art visuel, de la peinture, du graphisme, des signes. Il a toujours pensé être aussi musicien, il est mort sans trop bien savoir. Il y a chez Klee une certaine légèreté, une certaine ironie, un certain bonheur, une certaine allégresse, une certaine innocence, par le drame aussi qui était contenu dans son œuvre.
Pour Paul Klee, la nature a constitué une source de création illimitée tant pour le peintre que pour le pédagogue. Cette dualité, qui a nourri entre 1921 et 1931 son enseignement au Bauhaus (laboratoire de la modernité pendant l'entre-deux-guerres) est confrontée au contexte particulier de la curiosité scientifique au début du XXe siècle.
Innombrables sont alors, les modèles scientifiques, les photographies (telles celles de Blossfeldt), les revues, les spécimens ou les dessins qui cherchent, tout comme l'art de Klee, à rendre visible l'imperceptible dans le monde naturel le plus élémentaire. C'est là une tradition germanique qui remonte à Goethe avec laquelle Klee est en résonance. Cet ouvrage fonde cette approche à partir d'une double recherche.
La première situe la position adoptée par Klee à l'égard de la nature dans le contexte plus large de la naissance de l'abstraction.
La seconde confronte les intentions de l'artiste au paradigme moderne d'un basculement du monde scientifique : au moment où Klee forme sa théorie artistique, s'imposent de nouvelles possibilités d'examen de la matière et la révolution de la physique quantique.
Sont abordés ensuite, en même temps qu'une étude de ses textes théoriques et pédagogiques, treize concepts fondamentaux relevant de l'idée qu'avait Klee de la nature et qui traversent ses différents écrits : arbre, devenir, dialogue, essence, énergies structurantes, genèse, graine, intuition, microcosme/macrocosme, mouvement, oppositions, organismes et rythmes.
Prenant le chemin comme modèle, ces treize notions - avec mises en regard des fiches pédagogiques de Klee - rythment les œuvres présentées par ordre chronologique.
Une chronologie illustrée, annotée, extrêmement détaillée et fondée sur de nombreuses sources retrace les dix années de présence de Klee dans l'histoire mouvementée du Bauhaus et présente ses deux années passées à l'académie des Beaux-Arts de Düsseldorf.
Paul Klee et la nature de l’Art