Tableau abstrait : "Arcus"
Affiche pour le spectacle musicale "Music for school"
L‘œuvre de John Cage se prête particulièrement à un hommage “multiforme”, et c’est l'occasion pour l’APREM de proposer des rencontres entre des expressions artistiques comme la danse, le théâtre, la musique instrumentale et vocale, la musique électroacoustique, le théâtre musical.
La communication réalisé autour des 3 spectacles musicaux est orientée vers des créations graphiques contemporaines. Après l’affiche du premier concert “Music for pleasure”, j’ai réalisé la seconde affiche dont le style est décliné sur le thème “Music for school”.
Une peinture est à l'origine de cette affiche. Réalisée à l'acrylique sur papier, cette peinture est directement inspirée de l'univers sonore de John Cage. La composition typographique est associée à la structure picturale.
Yannick Le Quilleuc - Artiste Peintre

Affiche pour le spectacle musicale "Music for pleasure"
L‘œuvre de John Cage se prête particulièrement à un hommage “multiforme”, et c’est l'occasion pour l’APREM de proposer des rencontres entre des expressions artistiques comme la danse, le théâtre, la musique instrumentale et vocale, la musique électroacoustique, le théâtre musical.
La communication réalisé autour des 3 spectacles musicaux est orientée vers des créations graphiques contemporaines. J’ai réalisé l’affiche du premier concert est déclinée sur le thème “Music for pleasure”.

Portrait : peinture acrylique - Gwynplaine : l'homme qui rit
Les couleurs : PERS, PERSE (bleu, violet, noir)
Adjectif issu (1080) du latin médiéval persus “de couleur jacinthe ; bleu foncé” (VIIIe siècle, Gloses de Reicheneau). Persus serait dérivé de Persia “la Perse” ; en effet, au témoignage de Pline, on utilisait des cocons importés d’Assyrie dans la fabrication des bombyx, mot désignant à la fois les vers à soie et, par métonymie, des vêtements de soie. On suppose que l’on a appelé persae vestes “vêtements de soie de Perse” ces vêtements de soie et, si certains étaient teints en bleu foncé, l’adjectif “persea” (d’où un masculin “persus” ) a très bien pu, par spécialisation, en venir à désigner cette couleur.
Le mot est passé en français pour qualifier un bleu tirant sur le violet, et en particulier un visage livide. Il a aussi servi, en ancien français, à désigner une nuance de sentiment. L’imprécision de la nuance de couleur explique qu’on l’ait pris pour un bleu de diverses nuances ; tantôt bleu foncé tirant sur le noir, tantôt bleu azuré, en particulier dans les parlers régionaux où il correspond même à “bruni, noirci” (à Saint-Pol). Critiqué par Malherbe au XVIIème siècle, le mot s’est cependant maintenu pour une couleur à dominante bleu (1669) surtout des yeux bleus nuancés, à reflets, notamment dans le cliché poétique la déesse aux yeux pers, en parlant d’Athéna. Par méthonymie, il a servi à désigner un fil à marquer, dit fil pers (1669-1771), et une étoffe bleu foncé (XIIIe s. et jusqu’au moyen français ; repris depuis 1730). Il ne survit guère qu’en parlant des yeux. Ses dérivés se sont éteints.
Modigliani - la fille aux yeux pers
Libération présente l'expo Alberto Giacometti à Bâle en Suisse
Yannick Le Quilleuc n’oublie jamais que Alberto Giacometti a été peintre. La fondation Beyeler remet en situation le geste pictural fondateur de l’artiste. La fondation du collectionneur Beyeler située à Bâle, en Suisse, a pour architecte Renzo Piano (architecte du centre Pompidou) qui a réalisé un édifice dont une des particularités est d’être construit dans un appareillage de porphyre rouge. Pour ceux qui ne se frottent pas tous les jours au porphyre qui peut être à l’origine rouge, vert ou bleu, pourront retrouver un peintre surtout connu pour ses sculptures monochromes : Alberto Giacometti. Regardez bien les lampions dans cette peinture et imaginez le reste...
Le site du Grand Palais

Google au musée du Prado
En appliquant ce principe à une oeuvre d'art, celle-ci devient accessible depuis n'importe quel coin du monde, et les secrets du peintre décelables jusque dans la plus infime des craquelures. Le numérique ne peut se substituer à l'oeuvre originale, mais grâce à un niveau de résolution prodigieux, nous arrivons à des détails que jamais nous ne pourrions voir à l'oeil nu.
Matériel beaux-arts
La maison Sennelier, dans laquelle j’ai fait mes premiers achats, adolescent... Un délice ! Une maison traditionnelle qui a su garder le cachet un peu vieillot de la boutique d’origine du XIXème siècle et qui fait un commerce de qualité. Une référence pour les pigments, craies d’art et huiles “Sennelier” faits “Maison”. Elle est située en face du palais du Louvre, de l’autre coté de la Seine. [ Magasin : 3, quai Voltaire 75007 Paris]
La maison “Marin”, à Arcueil. Une belle entreprise de fabrication de chassis sur mesure qui a élargi son activité au matériel de peinture. Elle est installée à l’embranchement de l’A6 à la sortie de Paris vers le sud. Ne pas louper le chemin ! Une fois arrivé, vous découvrez un de ces rendez-vous discrets de nombreux peintres comme Paul Rebeyrolle dont une immense toile est accrochée dans le grand escalier. [ Magasin : 70, avenue Gabriel Péri - 94115 Arcueil ]
La maison Boesner, à Champigny sur Marne, à coté du parc du Tremblay, est plus récente. C’est une véritable caverne d’Ali Baba, mais sans les quarante voleurs ! Les prix y sont les plus avantageux et l’accueil très professionnel. 2000 m2 de bonheur et de matériel souvent rare à dénicher pour les professionnels. [ Magasin : 40, avenue du Général de Gaulle, 94500 Champigny-sur-Marne ]
Dans Paris, la chaîne Créa (regroupement de Rougier & Plé et de Graphigro) qui a 3 magasins à Paris :
http://www.crea.tm.fr/site/magasins-horaires/index.cfm
Le futurisme italien - exposition à Beaubourg
Vitesse, simultanéïté, amour du danger, énergie, témérité, courage, audace et révolte...
Tout un programme d’une des premières avant-gardes du XXème siècle.
Les œuvres des cubistes (Georges Braque, Robert Delaunay, Albert Gleizes, Fernand Léger, Jean Metzinger, Pablo Picasso, Juan Gris, etc.), utilisent des thémes picturaux “classiques” : le nu, la nature morte, le paysage. Les futuristes italiens (Giacomo Balla, Umberto Boccioni, Carlo Carrà, Gino Severini, Luigi Russolo) leur opposeront l’image de la métropole moderne, de l’automobile, du mouvement, de l’énergie.
Autour de ces deux grands “-ismes” du début du XXème siècle se cristallisent des mouvements d’avant-garde dans toute l’Europe :
- La Section d’or :
Raymond Duchamp-Villon, Albert Gleizes, František Kupka, Jean Metzinger, Francis Picabia et Marcel Duchamp
- Le Cubofuturisme russe :
Alexandra Exter, Nathalie Gontcharova, Ivan Klioune, Michel Larionov, Kasimir Malévitch, Lioubov Popova, Olga Rozanova
- Le Rayonnisme :
Michel Larionov et Nathalie Gontcharova
- Le Vorticisme anglais :
David Bomberg, Jacob Epstein, Henri Gaudier-Bzreska, Wyndham Percy Lewis, Christopher R. W. Nevinson
- L’Orphisme :
Robert et Sonia Delaunay, František Kupka, Francis Picabia, Fernand Léger et Wassily Kandinsky
- Le Synchromisme :
Stanton Macdonald-Wright, Morgan Russell
Les transfuges sont nombreux, et l’on voit naître de cette nébuleuse les principaux protagonistes de l’art abstrait au XXème siècle.
Visitez le site très documenté du Centre Pompidou
Lisez l’intégralité du texte du manifeste du futurisme italien publié dans Le Figaro le 20 février 1909.
J’organise des visites commentées pour cette exposition. Vous pouvez me contacter pour participer à une session.
Ecoutez un extrait du texte publié dans Le Figaro en 1909 :
Tableau abstrait
”Le silence des pierres” - encre pigmentée sur papier aquarelle
Portrait imaginaire : "Méditation"
Consultez toutes les œuvres du Louvre !
soit près de 30 000 œuvres. Comme le visiteur, l'internaute trouvera les informations accompagnant
traditionnellement les œuvres exposées, rédigées sous la compétence des conservateurs du musée.
Peinture abstraite SubAqua - L'esquisse
Dans la mer, pour une vision en profondeur...
Tout ceci, dans l’idée d’une peinture abstraite et moderne...!
Je n’en suis qu’à l’esquisse. Vous verrez la suite de la peinture au fil du stylet.
Format : 96 x 72 centimètres
Aton : portrait solaire ( acrylique sur papier )
Vénérée par Akhénaton et son épouse Néfertiti, la figure mythique d'Aton est un des éléments
primordiaux de la civilisation égyptienne, et a donné lieu à un des premiers grands poèmes épiques.
Découvert à la fin du XIXème siècle dans la nécropole amarnienne de Tell el-Amarna,
le "Grand Hymne" fut gravé en 13 colonnes sur l’embrasure ouest de la porte du tombeau du Pharaon Aÿ,
un des successeurs d'Aménophis IV (Akhénaton, dont l'épouse était Néfertiti).
[Extrait]
"Il dit : Quand tu poins magnifique à l’horizon du ciel,
Disque vivant, premier à vivre,
Brillant à l’horizon d’Orient,
Toute terre est par toi emplie de ta beauté.
Tu es beau, tu es grand, tu es étincelant,
Loin au-dessus de toute terre ;
Tes rayons ceignent les pays,
Jusqu’aux limites de ce que tu as créé.
Comme tu es le soleil, tu atteins leurs confins,
Les plaçant au pouvoir de ton fils bien-aimé,
Lointain dont les rayons sont pourtant sur la terre,
Et de chaque être humain caressent le visage."
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Kim En Joong
“L’Art abstrait n’existe pas, mes peintures ne sont pas figuratives, mais le sujet n’est pas une abstraction, l’essentiel de l’art, c’est la beauté”
Fils de calligraphe, Kim En Joong est né en 1940 à Booyo, en Corée du Sud. Entré chez les Dominicains, il travaille à Paris depuis 1975. Ses toiles non figuratives, nourries de notions techniques neuves sur l'espace et la perspective, imposent un dépaysement, point de départ d'une quête du mystère divin. Il réalise les magnifiques vitraux de la Cathédrale d’Evry.
“J'aime cette expression non figurative. Le monde actuel est d'images, de figurations de toutes sortes : télévision, réunions, cinéma sont pleins de représentations figuratives. Je monde où nous vivons est contaminé par l'image, les idées, les personnages. Tout est figuratif et il n'y a plus de place pour le mystère. Je cherche un monde non pollué, que je rencontre dans le monde du mystère. Moi, j'aime le mystère, je cherche un monde du mystère et je l'exprime dans ma peinture.”
Exposition “Picasso et les maîtres”
J'y vais et je vous raconte... En attendant, vous pouvez y aller aussi...
Le site de la RMN (Réunion des musées nationaux)
Le plan des Galeries nationales du Grand Palais sur Google Street View :
Bougez l’image pour vous balader dans le quartier !
Carnet de campagne : le "Portrait de Tournus”
les claveaux d‘une des colonnes de “l’Arc de Gerlannus” en l’abbatiale Saint-Philibert de Tournus.
Au coin du feu, à la campagne un dimanche matin, un livre ouvert, une feuille de papier, un pinceau, une brosse,
des tubes de couleurs, de l’eau, du bonheur...
Je ne sais pas encore si je vais le mettre en vente...
Acrylique sur papier 25x32cm.
“Bourgogne romane“ - Editions du zodiaque (p.72)
Paul Klee et la nature de l'art
Editions Hazan
J’ai emprunté à la bibliothèque ce livre : “Paul Klee et la nature de l’art”. Il est superbe par l’analyse et les correspondances établies avec l’esprit du temps.
Dans l’œuvre de Paul Klee, on peut tout trouver : la nature, les arbres, les terrains, les champs, les gens, les personnes, les oiseaux… Il parle le langage de l’art visuel, de la peinture, du graphisme, des signes. Il a toujours pensé être aussi musicien, il est mort sans trop bien savoir. Il y a chez Klee une certaine légèreté, une certaine ironie, un certain bonheur, une certaine allégresse, une certaine innocence, par le drame aussi qui était contenu dans son œuvre.
Pour Paul Klee, la nature a constitué une source de création illimitée tant pour le peintre que pour le pédagogue. Cette dualité, qui a nourri entre 1921 et 1931 son enseignement au Bauhaus (laboratoire de la modernité pendant l'entre-deux-guerres) est confrontée au contexte particulier de la curiosité scientifique au début du XXe siècle.
Innombrables sont alors, les modèles scientifiques, les photographies (telles celles de Blossfeldt), les revues, les spécimens ou les dessins qui cherchent, tout comme l'art de Klee, à rendre visible l'imperceptible dans le monde naturel le plus élémentaire. C'est là une tradition germanique qui remonte à Goethe avec laquelle Klee est en résonance. Cet ouvrage fonde cette approche à partir d'une double recherche.
La première situe la position adoptée par Klee à l'égard de la nature dans le contexte plus large de la naissance de l'abstraction.
La seconde confronte les intentions de l'artiste au paradigme moderne d'un basculement du monde scientifique : au moment où Klee forme sa théorie artistique, s'imposent de nouvelles possibilités d'examen de la matière et la révolution de la physique quantique.
Sont abordés ensuite, en même temps qu'une étude de ses textes théoriques et pédagogiques, treize concepts fondamentaux relevant de l'idée qu'avait Klee de la nature et qui traversent ses différents écrits : arbre, devenir, dialogue, essence, énergies structurantes, genèse, graine, intuition, microcosme/macrocosme, mouvement, oppositions, organismes et rythmes.
Prenant le chemin comme modèle, ces treize notions - avec mises en regard des fiches pédagogiques de Klee - rythment les œuvres présentées par ordre chronologique.
Une chronologie illustrée, annotée, extrêmement détaillée et fondée sur de nombreuses sources retrace les dix années de présence de Klee dans l'histoire mouvementée du Bauhaus et présente ses deux années passées à l'académie des Beaux-Arts de Düsseldorf.
Paul Klee et la nature de l’Art
L'Atelier du peintre
Cet été, chez Thierry et Marie, c’était des fois encore plus beau que ça !
La nature est quelquefois humaine, ils me l’ont à nouveau prouvé. Je les embrasse.
Dans le jardin, à coté des plantations, au milieu des playmobils
grandeur nature, je dois le dire, c’était le pied !
C’est chez Thierry et Marie que j’ai commencé à imaginer ce tableau avant de le peindre.
Le futurisme italien - le manifeste
Manifeste du Futurisme
1. Nous voulons chanter l'amour du
danger, l'habitude de l'énergie et de la témérité.
2. Les éléments essentiels de notre poésie seront le
courage, l'audace et la révolte.
3. La littérature ayant jusqu’ici magnifié
l’immobilité pensive, l’extase et le sommeil, nous
voulons exalter le mouvement agressif, l’insomnie
fiévreuse, le pas gymnastique, le saut périlleux, la
gifle et le coup de poing.
4. Nous déclarons que la splendeur du monde s'est
enrichie d'une beauté nouvelle : la beauté de la
vitesse. Une automobile de course avec son coffre
ornée de gros tuyaux tels des serpents à l'haleine
explosive... une automobile rugissante, qui a l'air
de courir sur de la mitraille, est plus belle que La
Victoire de Samothrace.
5. Nous voulons chanter l’homme qui tient le volant,
dont la tige idéale traverse la terre, lancée
elle-même sur le circuit de son orbite.
6. Il faut que le poète se dépense avec chaleur,
éclat et prodigalité, pour augmenter la ferveur
enthousiaste des éléments primordiaux.
7. Il n'y a plus de beauté que dans la lutte. Pas de
chef-d’œuvre sans un caractère agressif. La poésie
doit être un assaut violent contre les forces
inconnues pour les sommer de se coucher devant
l'homme.
8. Nous sommes sur le promontoire extrême des
siècles !... À quoi bon regarder derrière nous,
du moment qu'il nous faut défoncer les vantaux
mystérieux de l'impossible ? Le temps et l'Espace
sont morts hier. Nous vivons déjà dans l'absolu,
puisque nous avons déjà créé l'éternelle vitesse
omniprésente.
9. Nous voulons glorifier la guerre – seule hygiène
du monde –, le militarisme, le patriotisme, le geste
destructeur des anarchistes, les belles Idées qui
tuent, et le mépris de la femme.
10. Nous voulons démolir les musées, les
bibliothèques, combattre le moralisme, le féminisme
et toutes les lâchetés opportunistes et utilitaires.
11. Nous chanterons les grandes foules agitées par le
travail, le plaisir ou la révolte ; les ressacs
multicolores et polyphoniques des révolutions dans
les capitales modernes ; la vibration nocturne
des arsenaux et des chantiers sous leurs violentes
lunes électriques ; les gares gloutonnes
avaleuses de serpents qui fument ; les usines
suspendues aux nuages par les ficelles de leurs
fumées ; les ponts aux bonds de gymnastes lancés
sur la coutellerie diabolique des fleuves
ensoleillés ; les paquebots aventureux flairant
l’horizon ; les locomotives au grand poitrail,
qui piaffent sur les rails, tels d’énormes chevaux
d’acier bridés de longs tuyaux et le vol glissant des
aéroplanes, dont l’hélice a des claquements de
drapeau et des applaudissements de foule
enthousiaste.
C'est en Italie que nous lançons ce manifeste de
violence culbutante et incendiaire, par lequel nous
fondons aujourd'hui le Futurisme, parce que nous
voulons délivrer l'Italie de sa gangrène de
professeurs, d'archéologues, de cicérones et
d'antiquaires.
L’Italie a été trop longtemps le grand marché des
brocanteurs.
Nous voulons la débarrasser des musées innombrables
qui la couvrent d’innombrables cimetières.
Musées, cimetières !… Identiques vraiment dans
leur sinistre coudoiement de corps qui ne se
connaissent pas. Dortoirs publics où l’on dort côte à
côte avec des êtres haïs ou inconnus. Férocité
réciproque des peintres et des sculpteurs
s’entretuant à coups de lignes et de couleurs dans le
même musée.
Qu’on fasse une visite chaque année comme on va voir
ses morts une fois par an ! Nous pouvons bien
l’admettre !… Qu’on dépose même des fleurs une
fois par an aux pieds de la Joconde, nous le
concevons ! … Mais que l’on aille promener
quotidiennement dans les musées nos tristesses, nos
courages fragiles et notre inquiétude, nous ne
l’admettons pas ! … Voulez-vous donc vous
empoisonner ? Voulez-vous donc pourrir ?
Que peut-on bien trouver dans un vieux tableau si ce
n’est la contorsion pénible de l’artiste s’efforçant
de briser les barrières infranchissables à son désir
d’exprimer entièrement son rêve ?
Admirer un vieux tableau c’est verser notre
sensibilité dans une urne funéraire, au lieu de se
lancer en avant par jets violents de création et
d’action. Voulez-vous donc gâcher ainsi vos
meilleures forces dans une admiration inutile du
passé, dont vous sortez forcément épuisés, amoindris,
piétinés ?
En vérité la fréquentation quotidienne des musées,
des bibliothèques et des académies (ces cimetières
d’efforts perdus, ces calvaires de rêves crucifiés,
ces registres d’élans brisés !…) est pour les
artistes ce qu’est la tutelle prolongée des parents
pour des jeunes gens intelligents, ivres de leur
talent et de leur volonté ambitieuse.
Pour des moribonds, des invalides et des prisonniers,
passe encore.
C’est peut-être un baume à leurs blessures que
l’admirable passé, du moment que l’avenir leur est
interdit… Mais nous n’en voulons pas, nous, les
jeunes, les forts et les vivants futuristes !
Viennent donc les bons incendiaires aux doigts
carbonisés !… Les voici ! Les voici !…
Et boutez donc le feu aux rayons des
bibliothèques ! Détournez le cours des canaux
pour inonder les caveaux des musées ! Oh !
qu’elles nagent à la dérive, les toiles
glorieuses ! À vous les pioches et les
marteaux ! … Sapez le fondement des villes
vénérables !
Les plus âgés d’entre nous n’ont pas encore trente
ans ; nous avons donc au moins dix ans pour
accomplir notre tâche. Quand nous aurons quarante
ans, que de plus jeunes et de plus vaillants que nous
veuillent bien nous jeter au panier comme des
manuscrits inutiles !… Ils viendront contre nous
de très loin, de partout, en bondissant sur la
cadence légère de leurs premiers poèmes, griffant
l’air de leurs doigts crochus, et humant, aux portes
des académies, la bonne odeur de nos esprits
pourrissants, déjà promis aux catacombes des
bibliothèques.
Mais nous ne serons pas là. Ils nous trouveront
enfin, par une nuit d’hiver, en pleine campagne, sous
un triste hangar pianoté par la pluie monotone,
accroupis près de nos aéroplanes trépidants, en train
de chauffer nos mains sur le misérable feu que feront
nos livres d’aujourd’hui flambant gaiement sous le
vol étincelant de leurs images.
Ils s’ameuteront autour de nous, haletants d’angoisse
et de dépit, et tous, exaspérés par notre fier
courage infatigable, s’élanceront pour nous tuer,
avec d’autant plus de haine que leur cœur sera ivre
d’amour et d’admiration pour nous. Et la forte et la
saine injustice éclatera radieusement dans leurs
yeux. Car l’art ne peut être que violence, cruauté et
injustice.
Les plus âgés d’entre nous n’ont pas encore trente
ans, et pourtant nous avons déjà gaspillé des
trésors, des trésors de force, d’amour, de courage et
d’âpre volonté, à la hâte, en délire, sans compter, à
tour de bras, à perdre haleine.
Regardez-nous ! Nous ne sommes pas essoufflés…
Notre cœur n’a pas la moindre fatigue ! Car il
s’est nourri de feu, de haine et de vitesse !…
Ça vous étonne ? C’est que vous ne vous souvenez
même pas d’avoir vécu ! Debout sur la cime du
monde, nous lançons encore une fois le défi aux
étoiles !
Vos objections ? Assez ! Assez ! Je
les connais ! C’est entendu ! Nous savons
bien ce que notre belle et fausse intelligence nous
affirme. Nous ne sommes, dit-elle, que le résumé et
le prolongement de nos ancêtres. – Peut-être …
Soit ! Qu’importe ? Mais nous ne voulons
pas entendre ! Gardez-vous de répéter ces mots
infâmes ! Levez plutôt la tête ! …
Debout sur la cime du monde, nous lançons encore une
fois le défi aux étoiles !
F. T. Marinetti Directeur de Poesia
Esquisse de dessin
Crayon, aquarelle, effets mouillées, tout est là.
Exposition “Babylone”
Le site de l’exposition “Babylone”
Cette exposition évoque le rayonnement et les étapes fondatrices de la ville antique ainsi que la manière dont la Babylone imaginaire prend son origine dans cette réalité historique.
Les grandes époques de la civilisation babylonienne sont rappelées en s’appuyant sur la présentation de stèles, de statues et statuettes, d’objets précieux, de documents et de textes, de tablettes cunéiformes, de papyrus et de manuscrits. L’évolution de la représentation mythique et des traditions légendaires symboliques de Babylone est également abordée à travers un ensemble d’imprimés, de dessins, de peintures et de miniatures. Babylone est vue sous un jour historique : l’exposition remonte aux faits réels qui ont engendré la ville.
Elle permet ainsi de prendre la mesure de l’héritage culturel de Babylone dans des civilisations contemporaines et postérieures et de redonner à la culture babylonienne sa juste place dans les racines de la culture occidentale. Plusieurs dessins, textes, ouvrages témoignent enfin des phases principales de la redécouverte de Babylone, depuis le XVIIe siècle jusqu’à aujourd’hui. Le mythe de la tour de Babel est très bien illustré.
Il faut tout de même rappeler qu'une fois l'exposition terminée, les pièces les plus représentatives de l'exposition (dont le Code de Hammurabi) prendront l'ascenseur pour rejoindre les salles des antiquités orientales. Pas de file d'attente, et en complément, la découverte des splendeurs de l'empire perse achéménide...
Le plan d’accès au Louvre
On peut aussi faire joujou avec l’image ci-dessous :



